Fârâbî (870-950) - introduction





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- Al-Fârâbî, par ‘Ammar al-Talbi (Unesco, 1993)

- article en ligne : "L'unité de la raison humaine selon Thomas d'Aquin et al-Farabi", par Jakob Hans Joseph Schneider

résumé de l'article de Jakob Hans Joseph Schneider

Comment assurer l’unité de la raison humaine face à sa double direction : la direction théorique et la direction pratique ? Par rapport à cette question Thomas d’Aquin a établi sa doctrine de la loi naturelle, surtout l’enseignement de la conscience morale (Somme de théologie I-II, 94). Sur le même sujet Al-Farabi a réfléchi dans son De intellectu et intellecto. En discernant le multiple sens du mot ‚intellect’ il reconstruit le concept aristotélicien de la prudence du VIe livre de l’Éthique à Nicomaque, auquel il adjoint le concept de l’intellect tiré des Analytiques postérieurs ; à savoir la connaissance innée des premiers principes de la raison humaine. La concordance des vues de Thomas et d’Al-Farabi saute aux yeux : Pour vivre sa vie selon la raison, il faut avoir un «bien réfléchir» relatif à la fin dernière de l’homme : le bonheur, la béatitude ou la félicité.

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L'ÉPÎTRE SUR L'INTELLECT
AL-RISÂLA FÎ-L-`AQL
Abû Nasr Al-Fârâbî
Traduit de l'arabe, annoté et présenté par Dyala Hamzah

L'Épître sur l'intellect occupe une place singulière dans l'histoire de la philosophie entre la naissance de la falsafa et sa consommation dans l'œuvre d'Avicenne. C'est par la philosophie arabe que le Platonisme s'est transmis aux théologiens latins, tels saint Thomas et Duns Scot : les thèses récurrentes du Platonisme, identité de l'être et de l'intelligible, structure hiérarchique du réel, salut opéré par la conversion vers l'intelligible y sont présentes, ainsi que ses illusions. Comme le dit Jean Jolivet, c'est tout un âge de la spéculation qui se reflète dans cette Épître.


ISBN : 2-7475-1501-X •
L'Harmattan, novembre 2001 • 114 pages

Présentation de l'éditeur

''Farabi et l'école d'Alexandrie'', est la première étude consacrée à l'ensemble des thèmes de l'œuvre de celui qui fut l'un des plus grands philosophes arabes. Menée au plus près des textes, elle veut répondre à une question centrale qui s'énonce en deux points : quel était pour lui le sens de l'entreprise philosophique dans l'Empire arabe du Xe siècle et quelle fonction la philosophie avait-elle à remplir en égard à la destination de l'homme ? En rupture avec la lecture proposée par Leo Strauss et ses disciples ou égaux, on s'est attaché à démontrer la cohérence et l'unité d'une pensée qui devait résolument influencer Avicenne, mais aussi Avempace, Maïmonide et Averroès. Dans le prolongement de la pensée pédagogique des Alexandrins, Farabi conçoit l'Organon, des Catégories à la Poétique. comme un parcours platonicien, depuis la Caverne jusqu'à la cime des intelligibles et retour. Cette ultime version du concordisme néoplatonicien, appuyée à la doctrine de l'analogie de l'être qu'il fut le premier à formuler, constitue à ses yeux la forme achevée d'un savoir dont l'application politique devait assurer le salut de l'homme, tant ici-bas que dans l'au-delà.

 

Biographie de l'auteur Philippe Vallat est membre associé au Centre d'Etude des Religions du Livre CNRS-Paris et Humboldt Research Fellow à l'Université de Bochum.

Ph. Vallat a soutenu sa thèse sur Farabi, à l'Université de Paris I, sous la direction du Professeur Rémi Brague, en 1999.




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